L'agenda de Vivre Paris

Les découvertes et coups de coeur

Auteur : Vivre Paris

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Her Royal Majesty telle qu’elle n’a jamais été vu !

17 mars 2011

Her Royal Majesty fête le lancement de la 10ème édition de sa revue avec une exposition à la Galerie Iconoclastes. Des œuvres d’artistes publiés dans le magazine seront exposées sur une période de quatre jours. Toujours intéressée à établir et à explorer la relation symbiotique entre le texte et l’image, Her Royal Majesty se réjouit de mettre en lumière cette relation avec sa première exposition dans une galerie parisienne.

Her Royal Majesty est une revue littéraire et artistique trimestrielle, conçue et éditée par un collectif d’écrivains et d’artistes vivant à Paris. La revue HRM créé un espace pour une nouvelle génération d’artistes internationaux sans contrainte de forme ou de genre. La revue a été fondée en 2008 et a grandi : d’une publication au service d’une communauté artistique locale, elle est devenue une revue internationale des arts, plastiques et littéraires.

La traversée et l’écoute du paysage réunit les œuvres du numéro 10.

Les artistes publiés ici jouent avec la capacité du paysage à contenir les histoires personnelles ou collectives sans négliger le corps, paysage intime propre à chacun, dissimulé ou dévoilé.

Trois artistes – actuellement tous installés à Paris mais originaires de diverses parties du globe – ont travaillé la notion de paysage, entre physique et émotion, littéral et idéal. Mia Funk exposera ainsi sa peinture satirique et ludique -la reine d’Angleterre et de Lucien Freud nus et assis ensemble sur un sofa- pour la première fois à Paris. Pour cette peinture, Mia a remporté le Prix Thames & Hudson 2010. Rosy Lamb, sculpteur et peintre, a été finaliste dans le concours portrait à la National Portrait Gallery de Londres en 2010 et son travail a été exposé dans les jardins du Luxembourg. Rosy montrera une sélection de travaux de sa série ‘Hanna’. Oliver Beer propose une installation vidéo de sa Resonance Series qui transforme les bâtiments et les amènent à faire retentir leurs fréquences de résonance grâce à la voix humaine.

L’exposition permettra au public d’explorer les paysages exposés dans la galerie et se poursuivra jusqu’au 27 mars. Une édition limitée de la revue contenant une œuvre originale sera en vente.

Des lectures, une performance musicale live par la musicienne suédoise Emma Klara ainsi que le champagne spécial HRM seront au rendez-vous !

ICONOCLASTES GALERIE: 20 rue Danielle Casanova, 75002 PARIS, métro Opéra ou Pyramides.

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Les Bonnes et les Mauvaises Graines

9 novembre 2010

VIVRE PARIS / Le Mag

Trois Questions à Thierry Ardouin, photojournaliste de formation.

propos recueillis par Harriet Lye

Avec sa série « La Bonne Mauvaise Graine »,  Ardouin s’est mis à exposer la situation des graines en France. Pour être commercialisée, une graine française doit être inscrite au Catalogue Officiel des espèces et varietés. Il garantit une standardisation aux agriculteurs qui achètent ces semences chaque année, puisque la plupart sont des hybrides, donc non-reproductibles. La France est ainsi face à une opposition fondamentale : d’un côté des semences certifiées, parfois enrobées de produits, et de l’autre des semences de variétés paysannes, librement échangées et avec un goût incomparable.

Comment vous êtes vous intéressé à cette histoire des bonnes et mauvaises graines?

Ma première question été « qui sont les gens qui nous nourrissent ? » C’est un gros sujet et, en tant que photojournaliste, j’ai du trouvé un angle d’attaque sur ce sujet. En feuilletant les documents agricoles, je suis tombé sur ce fameux Catalogue Officiel qui m’a fortement intrigué.

Avez-vous modifié les images que vous aviez prises ?

Pas du tout ! Contrairement à ce qu’il semble, ce sont leurs vraies couleurs, je n’ai pas fait des retouches ; si les graines sont métalliques c’est parce-que elles sont enrobées par des produits chimiques. Par ailleurs, ces portraits des graines légales et illégales révèlent la diversité des textures et des couleurs. La différence est évidente. De juxtaposer les bonnes avec les mauvaises, ça montre aussi la résistance des fermiers qui réfusent de faire enregistrer les semences qu’ils commercialisent, revendiquant, en quelque sorte, la libre circulation des graines, ainsi que la liberté de leur production. Nous sommes un pays résistant et il y en aura toujours.

En introduisant cette exposition par une référence au livre « Le Petit Prince »*, vous nous invitez à voir ces images par un objectif allégorique. Voulez-vous faire référence à un autre sujet avec vos images?

Une graine est toujours symbolique, et ces images deviennent des symboles qui interrogent notre rapport à l’origine. Le lien avec les sans-papiers est évident, je trouve. Mais ces photos ne dénoncent rien. Je donne à réflechir et je laisse le public faire les liens eux même.

* « Et en effet, sur la planète du petit prince, il y avait comme sur toutes les planètes, de bonne herbes et de mauvaises herbes. Par conséquent, de bonnes graines, de bonnes herbes et de mauvaises graines, de mauvaises herbes. Mais les graines sont invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’ à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elles de se réveiller ».

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Vernissage Presse SHOW OFF

21 octobre 2010

VIVRE PARIS / Le Mag

par Harriet Lye

La crépuscule descend sur les épines du Grand Palais et les velléités d’un automne frileux ne décourage pas la foule qui s’étale des quais jusqu’aux Champs. Chaque personne attend patiemment leur entrée VIP à la Foire Internationale d’Art Contemporain. A deux pas de la cohue de la FIAC, juste en dessous du pont Alexandre III, on peut respirer. A l’entrée de la tente SHOW OFF, un grand bébé nous accueille tout tranquillement. La cinquième édition rassemble de nombreuses galeries venues du monde entier pour un public raffiné. L’intimité de SHOW OFF permet de côtoyer les artistes au plus près.

Fondé à l’origine comme un show « off, », ce rendez-vous est désormais intégré dans le circuit des foires internationales à Paris. SHOW OFF, c’est la progéniture de Solo Show, dont le principe est simple : une galerie, une artiste. Patricia Houg, co-fondatrice de SHOW OFF, s’en explique : « les expositions monographiques donnent une liberté au visiteur et lui permettent de prendre son temps, de mieux connaître et de mieux comprendre le travail d’un artiste ». Ce qui donne la chance de non seulement rencontrer le galeriste, mais aussi l’artiste.

D’abord captivé par une vidéo de chiens tombant du ciel, Laurent Padel de chez ARTENACT, qui fait partie du nouvelle section « Emergence» dédiée aux jeunes galeries, expose la philosophie du sa galerie « une véritable plateforme permettant à l’art, la philosophie et l’économie d’aiguiser notre regard sur la société contemporaine.» La vidéo prend pour sujet des canidés qui se prennent pour les oiseux. « Mais plus sérieusement », continue Padel, « ça parle de la relation entre art et pub »  et tout est traité avec un humour cinglant, « ça utilise la langage de publicité dans le monde de l’art et ainsi touche au thème de la consommation. »

Un peu plus loin, Kristian Dahlgaard, un sculpteur danois representé par la Galerie Taïss (Paris), équipé d’une égoïne, découpe des silhouettes à travers des plaques, des portes industrielles et des couches de bois bleu qui nous rappelle brièvement Keith Haring. Dahlgaard n’en est pas à son coup d’essai dans les foires parisiennes. Il a déjà participé à la FIAC, ainsi qu’à l’exposition « Découvertes » au Grand Palais.  « SHOW OFF, c’est différent que la FIAC, bien sur ! C’est moins FIAC-esque ».

Son travail passe par ses matériaux riches et divers. Aussi variables que possible pour la réalisation de ses œuvres, une chose ne change pas : le profil utilisé. La silhouette est toujours la même : lui-même. Egocentrisme assumé ou simplicité du sujet ? L’artiste se confesse : « Je suis un peu timide ; je n’ose pas demander les gens a me rendre service, donc j’utilise ce que j’ai. Moi .»

Notre regard passe à travers l’épaisseur de la matière et tandis que nous nous déplaçons autour de l’objet, nous découvrons comment les figures se transforment : elles restent « pourtant visibles, émanent du volume des corps comme autant d’auras immatérielles et cependant sensibles ». En décomposant le volume et la masse de la matière, Dahlgaard « consacre ses recherches à l’espace en explorant ce qui se trouve entre les couches. » Une introspection esthétique et ludique.

Dahlgaard dessine aussi des squelettes sur les couvertures des magazines de la mode et presse people. Même si il les superpose sur les corps vivantes, ce n’est pas morbide pour autant : « on peut penser au mementos moris, oui, mais c’est plutôt à la vie que je pense, à la transparence de manière à mettre une loupe sur l’être humain et voir ce qu’il ya dedans. »

Infos :  http://showoffparis.fr/?lang=fr

http://www.taissgalerie.com/fr/exhibitions/

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